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  • pierreetiennebram

Retour d'expérience sur l'utilisation du site simplement.pro

Bon. Voilà, on y est. J'ai bloggé de nombreuses années en mode "journal intime", c'est le moment de m'y remettre avec cette première note, avec mon costume d'auteur ce coup-ci. Prêt ? Bon, ben c'est parti alors.


Le hasard a voulu que le génialissime site simplementpro soit mis en ligne en 2017, soit la même année que ma toute première publication (via la maison d'édition Rebelle) de mon premier livre : "L'interphone ne fonctionne toujours pas".


Comme par hasard ;)


À cette époque, débarquant comme un bleu dans le métier d'écrivain en tant qu'amateur, je n'y connaissais pas grand chose, mais rapidement j'ai compris que pour qu'un livre se vende, qu'il soit bon ou non (même si c'est quand même mieux s'il est excellent), la première chose à faire, c'était qu'on en parle. C'est là que j'ai appris ce qu'était un SP (Service Presse pour les novices) : il s'agit d'un exemplaire de votre bouquin, initialement confié à la presse pour qu'ils en fassent un article, mais plus largement, c'est un exemplaire de votre livre que vous allez confier (souvent gratuitement) à des gens en échange du fait qu'ils en parlent.

Et c'est là que simplement.pro débarque en mode : "Hey, si on mettait une plateforme en place avec d'un côté des gens qui veulent faire des chroniques, et de l'autre, des auteurs (ainsi que des maisons d'édition) qui aimeraient trouver des chroniqueurs ? "

Idée de génie. (Je tiens à préciser que je fais cet article sans avoir aucun accord avec ce site hein, c'est juste pour vous mettre dans le bain et aussi parce que genre, 98% de mes chroniques et des évaluations des chroniqueurs viennent de là, vs environ 2% en provenance d'Instagram).


Donc voilà, le nerf de la guerre, dans ce métier, c'est qu'on parle de votre livre, sur les réseaux sociaux (Instagram, Youtube étant le Graal, mais aussi Twitter, etc), sur les sites spécialisés (Babelio, Livraddict, booknode, Goodread et j'en passe) et surtout, surtout, avoir des évaluations sur Amazon (je prends toujours Amazon comme exemple, car je pense qu'il est loin devant tous les autres sites de e-Commerce spécialisés dans les livres, n'en déplaisent aux anti-Amazon... sachant qu'en plus c'est de l'impression à la demande, mais bon), Parce que oui, le plus compliqué au delà d'exister, c'est de prouver à une personne qui serait arrivée par hasard sur la page de votre bouquin, que celui-ci est bon et qu'il vaut le coup d'être acheté. Qui irait mettre 5 à 10 voire 15 balles dans le livre (peut-être excellent) d'un parfait inconnu, de surcroît auto-édité (même si ça à mon avis, les lecteurs n'y prennent guère attention), qui n'a aucune évaluation ?

Je suppose que n'importe quel auteur vous dira que plus il y a d'évaluations sur un livre, et plus il se vend (jusqu'au moment où il est sorti depuis très longtemps, et que les ventes diminuent mais bon, on va pas commencer à se faire emmerder par ce genre de détails...). Sachant que les évaluations réelles des acheteurs, représentent souvent moins de 10%, c'est pas mal d'avoir un petit coup de pouces de la part des chroniqueurs.


Sauf que voilà. Il y a chaque mois, plus de 2 000 livres qui sortent (je vous laisse vérifier les sources, je crois même que c'est bien plus). Et sur ce site, des chroniqueurs (pas forcément tous de qualité, et beaucoup de comptes fantômes), à ce jour, il y en a 5 113 (chiffres officiels du site). Et ils sont bien occupés, étant donné qu'il y a pas loin de 10 083 SP de disponibles (idem).


L'objectif de cet article (après cette trop longue introduction), ça va consister à tenter de vous donner quelques conseils ou plutôt ce que j'appellerai des retours d'expérience, vous permettant d'aller chercher le (bon) chroniqueur, de donner au chroniqueur les meilleures chances de vous trouver, et surtout comment parvenir à le convaincre de la bonne manière que votre livre est intéressant. Grâce à mes 195 chroniques, publiées à ce jour sur ce site, obtenues après pas loin de 5 ans de vie dans l'édition classique et 3 ans dans l'autoédition, je pense avoir désormais assez de recul pour vous faire un petit topo sur le sujet.

Alors assez bavardé, c'est parti (je remarque que c'est déjà cool si vous avez lu jusqu'ici, promis, le reste sera bien plus intéressant, enfin j'espère). Ah j'oubliais, désolé si vous voyez encore des fautes d'orthographe, pour mes livres j'ai des correctrices, et parfois, la touche F7 ne suffit pas...


  • 1) CONSEIL #1 : les hashtags.

Mettez-vous dans la peau d'un chroniqueur. Vous débarquez sur le site, vous remplissez votre profil (ce que beaucoup oublient de faire ^^ oui je vais troller un peu), et direct vous voulez piocher parmi ces 10000 et quelques SP, en fonction de vos préférences. Vous faites quoi ? C'est simple (enfin j'imagine) : une recherche avec un hashtag que vous appréciez. De là, ça vous renverra vers les auteurs et les livres correspondant à ce hashtag.

Donc le tout premier point pour être vu de ces chroniqueurs, c'est de ne pas lésiner sur ces hashtags.

Comme vous pouvez le voir sur cette capture d'écran, il y a 2 endroits pour blinder en # : la page de présentation de l'auteur (à gauche), et la page du livre (à droite).

De votre côté, vous en tant qu'auteur, friand de découvrir des livres correspondant à vos thèmes, vous allez pouvoir rechercher les bons chroniqueurs (qui auront eux aussi pris le temps de remplir correctement leur profil, ce qui est aussi un premier filtre sur le sérieux de la personne), en cliquant à gauche sur "Contributeurs", puis sur "Chroniqueurs", puis en précisant le hashtag qui correspondrait au contenu de votre livre, comme ci-dessous, avec le #MYTHOLOGIE.


  • 2) CONSEIL #2 : étudier le profil du chroniqueur

Il y a de nombreuses choses à voir lorsque vous découvrez un profil qui peut être intéressé à celui que vous recherchez

  • Est-il débutant ? (sa note de confiance est à 0)

Il n'a eu aucun retour de précédents SP, normal, il vient d'arriver sur le site. Manque de bol pour lui, il n'a pas renseigné son genre de prédilection, il n'accepte QUE les invitations physiques, sa page Instagram ne renvoie vers rien, et sa page Babelio renvoie sur la page d'accueil du site. Donc déjà, la personne semble pas très douée. Mais si on peut soupçonner l'oubli ou le fait qu'il ne sache pas bien comment paramétrer ce genre d'informations (on est en 2022 quand même), le comble, c'est que malgré tout, alors que vous tentez de lui envoyer un SP, il est mentionné "Ce chroniqueur a trop de retard pour accepter de nouveaux SP" (car oui, quand un chroniqueur a trop de retard, il n'a pas le droit de prendre de nouveaux SP, un bon point pour le site). Pas vraiment de signes positifs dans le profil que je viens de vous décrire, je vous conseille de passer à un autre chroniqueur, quitte à revenir vers lui un peu plus tard, quand d'autres plus courageux que vous l'auront testé.

Par contre, le débutant avec une page Instagram bien fournie, qui a aussi un profil sur Livraddict, une belle présentation et des # intéressants, on fonce.


  • Est-il recommandé par les autres auteurs ?

Le chroniqueur que vous avez choisi a déjà publié plusieurs chroniques auparavant. Un bon point pour lui, vous partez moins vers l'inconnu. Cela va vous apporter trois informations très intéressantes.

  1. Déjà, il a au moins rendu une fois un SP, ce qui n'est pas forcément le cas de tous les chroniqueurs (si si, il y a beaucoup de profils fantômes qui ne pensent qu'à récupérer pour pas cher des SP brochés).

  2. Second point : "est ce que les précédents auteurs le recommandent ?"

  3. et enfin, "À quoi ressemble sa plume ?".

Sur l'image du dessus (j'ai pris un exemple au hasard hein, je ne connais pas cette personne et tout va pour le mieux sur son profil, mais il fallait bien un exemple), elle a 100% de recommandation par les pairs, pour 2 avis. C'est peu représentatif mais c'est un bon début. Le dernier avis est consultable sur la droite, et l'accès à la chronique est accessible en cliquant sur le lien.


  • Il n'est pas recommandé pas les collègues auteurs, et il y a beaucoup de remarques "négatives", sur ses chroniques (orthographe, manque de développement, etc...)

Alors, je ne sais pas comment bossent les copains auteurs, mais personnellement, pour mettre des évaluations un peu négatives, faut vraiment que ça soit flagrant. À vous de voir, mais au moins, vous ne serez pas surpris en lisant ça d'abord, et vous saurez à quoi vous attendre.


  • Le chroniqueur écrit bien mais pas dit que mon roman lui plaise, je tente quand même ?

Ça dépend (et donc forcément ça dépasse #référence). Soit, vous avez plusieurs SP de genres différents et vous lui laissez clairement, en fin de message, la possibilité de piocher dans d'autres SP de votre liste, soit vous prenez le risque qu'en sortant le lecteur de sa zone de confort, il soit agréablement surpris ou désagréablement surpris par sa lecture. S'il est honnête, pas dit qu'il fera une chronique très positive :)

À titre personnel, les avis que j'ai eu sur "l'interphone ne fonctionne toujours pas" étaient toujours très différents, et pas toujours bons, d'un côté parce que les amatrices de Romance se sentaient lésées, et pareil pour les amateurs de Thriller. Toujours compliqué quand un roman déborde sur plusieurs genres, c'est à vous de gérer.


  • J'ai envoyé un SP à un chroniqueur, sans avoir pris le temps de lire ce qu'il écrivait. La flemme.

C'est mal. C'est très très très mal. Conseil très important : LISEZ, ou tout du moins SURVOLEZ au moins une chronique de la personne à qui vous êtes sur le point d'envoyer un SP.

Et ce pour plusieurs raisons :

  1. Au delà du minimum de respect que vous pouvez apporter à cette personne, la première raison, c'est que vous aurez déjà des premiers indices sur : est ce que la chronique ça risque d'être en mode : "j'ai bien aimé surtout la fin lol"", ou est ce que ça va être quelque chose de plus développé, argumenté, qui parle de la plume de l'auteur, des personnages, de l'ambiance, et objectivement des plus et des moins qu'il a trouvé suite à cette lecture. Ça vous parait sans doute être la base... Mais croyez-moi, je trouve de manière très subjective, que guère plus de 2 chroniques sur 5 sont correctement rédigées et argumentées. Ce sont d'ailleurs très souvent les chroniqueurs avec le plus de notes, qui ont de gros délais d'attente. Autre remarque : c'est pas parce qu'ils ont un bel Instagram avec beaucoup de followers, que leurs chroniques sont bonnes (on fini avec le temps par avoir certaines affinités avec les chroniqueurs, je peux vous assurer que ceux que j'adore sont souvent ceux qui n'ont pas d'Instagram, mais un beau profil Babelio).

  2. Ensuite, l'étude des précédentes chroniques va vous permettre d'avoir une idée de la visibilité de la personne : combien de personnes ont liké (sur insta/babelio/amazon) ou commenté cette publication. Si le nombre de followers sur Instagram devient une donnée mineure selon moi, une personne avec beaucoup de followers sur Babelio, ça, c'est clairement extrêmement intéressant, parce que vous savez que cette personne est suivie par de véritables lecteurs (et pas juste des amateurs de belles photos). Idem, en fonction du nombre d'évaluations faites sur Amazon, la note que la personne vous mettra aura plus ou moins de poids dans le calcul de la moyenne globale. Je précise cependant que malgré tout cela, rien ne vous empêche d'envoyer votre SP (surtout s'il est numérique parce que ça ne vous coûtera pas grand chose) à une personne qui "fait des chroniques un peu simples". Ça sera toujours ça de pris et surtout, vous ne serez pas désagréablement surpris au moment de découvrir la chronique de votre bébé : au moins, vous le saurez. Une fois de plus, je ne fais que vous donner des retours d'expérience, je ne vous dicte en rien ce que vous DEVEZ faire, c'est déjà cool que vous soyez toujours sur cette page quand on connait le temps de lecture moyen d'un article ^^.

  3. Enfin, grâce à cette découverte de la plume du chroniqueur à qui vous envisagez d'envoyer un message, vous aurez grâce à cela une bonne approche pour accompagner la proposition de votre invitation à traiter un SP. Car oui, je le précise : balancer un SP, sans aucun texte, ça, c'est le refus assuré (et encore, si le chroniqueur daigne refuser)(bon OK, si c'est un broché de 600 pages, peut-être que la personne acceptera quand même). Idem, le fait de montrer qu'il s'agit clairement d'un copier-coller (sans mentionner par exemple le nom de l'auteur, que le # correspond à un des # de son profil d'auteur), c'est rarement apprécié.

Pour étayer cet exemple, j'ai reçu un jour, une demande de chronique d'un auteur. OUI UN AUTEUR. Dans ma boite mail Simplementpro d'auteur. Le mec, il a spammé la terre entière, et s'est vu étonné que non, la lecture de son "chef d'oeuvre" ne m'intéressait pas. Et non non, même si je suis auteur (et non pas chroniqueur, tu l'avais vu ça pourtant...), ce n'est pas pour autant que j'ai envie de lire TOUS les auteurs de la terre entière. Et pour ceux qui me croient encore capables de pipoter, la preuve en image :

J'ai maté son profil, sur simplementpro ou Amazon, le mec a quatre chroniques, et pareil sur ses trois derniers romans. Dommage de se flinguer une réputation alors que peut-être que ses livres sont bons, juste on agresse pas les gens de la sorte.


Voilà, donc de la même manière qu'on ne balance pas direct un SP à une personne à qui on n'a pas dit bonjour, que ce soit sur Twitter, Instagram, par mail, etc, on essaie d'être un minimum correct durant le premier échange.


Un poil de personnification, un "bonjour", un "suite à votre chronique X et Y je trouve que vous avez une belle plume, peut-être que mon SP pourrait vous plaire ? ", un "merci", un "bonne journée", et on laisse LE CHOIX. On reste humble. On évite le "TU DOIS ABSOLUMENT LIRE MON SP C'EST LE MEILLEUR LIVRE DU MONDE, OUAICH, J'AI ECRIT DEUX MOIS DE MA VIE EN PLEIN CONFINEMENT TU VAS FAIRE QUOI ? ", non. On propose, le chroniqueur dispose. Et surtout p****, on n'oublie pas qu'il y a une personne derrière le chroniqueur, un petit cœur qui bat, et qu'on doit le respecter, le chouchouter. Pour rappel, il va lire votre bébé et dire à la terre entière s'il le trouve beau (ou pas). L'avantage indéniable de mettre une relation "saine" et "respectueuse" d'entrée de jeu, c'est que s'il n'accroche pas à votre SP (ça arrive), gentiment il vous demandera s'il doit vraiment publier sa chronique ou pas. Si vous le traitez mal, croyez-moi qu'il n'hésitera pas un seul instant, et qu'il se gênera pas pour vous pourrir. Et croyez-moi, dans ce milieu comme dans beaucoup d'autres, c'est long pour obtenir une bonne réputation, mais c'est très rapide pour se la faire salir.


Dernier point, mais pas des moindres : garder en tête qu'un bon chroniqueur, avec d'excellentes notes et beaucoup de chroniques au compteur (et souvent le lectorat qui va avec), doit se faire spammer "de ouf" par tous les auteurs débutants (ou pas) de ce site. Alors on le chérit, et on espère très fort qu'il réponde à notre proposition de SP. Et s'il ne répond pas (en moyenne j'avais environ une réponse sur cinq requêtes), ce n'est pas grave. On ne le relance pas, on respecte le fait qu'il n'ait peut-être pas pris le temps de répondre, qu'il ne soit pas très présent, qu'il sélectionne, ou quoi. C'est sa vie, c'est son choix (même si ça fait mal à l'égo).


  • 3) CONSEIL #3 : dois-je proposer mon SP au format papier, au format numérique, ou aux deux formats ?

Super, vous avez trouvé un chroniqueur qui écrit bien, qui a un bon lectorat, et dont la présentation vous laisse à penser qu'il pourrait dévorer votre livre. Cool ! Sauf qu'il y a un hic la personne accepte les invitations, mais des SP "physiques uniquement". Ou alors, vous lui avez proposé en numérique, mais elle préfère au format physique (alors qu'il est bien mentionné qu'elle accepte les 2 formats). Et là... C'est le drame. Explications.


Mon retour d'expérience sur le sujet est mitigé, mais au niveau budgétaire c'est clair et net : c'est un gouffre financier que je vous déconseille.

Je vais prendre un exemple très concret, d'un livre qu'on m'a souvent demandé au format physique. Est-ce que c'était le genre qui plaisait, ou par ce que c'était celui qui était vendu le plus cher ? Je ne saurais dire. Il s'agit de ma réédition de mon premier livre, "l'interphone ne fonctionne toujours pas". 453 pages (un petit pavé) dans le genre thriller psychologique. À l'époque, il se vendait 20€, et me coûtait 6,04€ en tant qu'exemplaire auteur auprès d'Amazon.

Lorsqu'une chroniqueuse me le demandait (et qu'à l'époque j'acceptais 9 fois sur 10), il fallait rajouter à cela les frais d'expédition (à l'époque c'était dans une enveloppe spéciale, à 4,79€). Ce SP au format broché, me coûtait donc un gros 10€ (le prix variait donc en fonction de la taille, mais bon vous avez l'idée). Pour le rentabiliser, il fallait espérer au moins 4 ventes derrière la chronique (une vente générant à peu près 3€ de revenus net), pour rentrer dans mes frais. Alors c'est clair que c'est compliqué de voir le gain immédiat des ventes suite à une chronique (il y a parfois un pic juste après la publication), mais sincèrement, et je crois qu'on est tous d'accord sur le sujet, j'ai rarement amorti ces envois au format physique.

Et je vais vous faire une confidence : à l'heure où beaucoup de posts finissent sur Instagram, JE PENSE, qu'une personne qui like n'achètera pas forcément le livre (je conçois que cette phrase peut faire sourire, ou genre j'enfonce des portes ouvertes, mais 120 likes ne veut pas dire que 120 personnes ont été captivé par la chronique). Sur ce RS, elle trouvera surtout la photo jolie mais je "soupçonne", que la plupart du temps elle ne lira pas la chronique. Ça a son détail, mais du coup ça fait voir d'un autre œil les posts avec beaucoup de likes, mais aucun commentaire. Les follows qui commentent, eux, en mode "ça donne envie... " et autre "j'adore ta chronique", eux, ont bien plus de chances d'acheter ou de mettre le livre chroniqué dans la whishlist : gardez ce critère en tête quand vous chercherez votre chroniqueur. Est ce que ça pourra vous influencer à faire un petit effort pour envoyer votre SP au format broché ? Peut-être, c'est à vous de voir.

Ah, j'allais oublier un petit détail sur ce sujet... Un petit détail qui a fait couler beaucoup d'encre sur Twitter mais qui m'a beaucoup influencé sur le fait de ne plus vouloir envoyer de SP broché. Le risque, d'envoyer votre SP au format physique, au-delà d'avoir une chronique de 4 lignes qui paraphrase le quatrième de couverture (mais bon, ça vous le saviez en étudiant auparavant le profil du chroniqueur ^^), c'est que votre livre, que vous avez gentiment dédicacé, sera in fine revendu sur Vinted. Et ouais. En monde décomplexé total. Parfois au prix fort, et même en mode "il est dédicacé à mon nom" (mais balek hein)". J'ai quelques ouvrages dédicacés dans ma bibliothèque, je sais que jamais il me viendrait en tête de revendre ces exemplaires parce qu'ils ont une valeur affective pour moi. Alors bien sûr, il y a la réflexion autour de "ouais mais, faut bien récompenser le travail d'écriture" (ce à quoi j'ai envie de répondre : tu as un livre dédicacé et un marque-page, c'est déjà pas mal, non ? Après, personne ne t'a jamais forcé à devenir chroniqueur... L'autre argument qui revient souvent c'est "Tu n'as pas envie que ton livre circule ? ". Diable oui. Mais dans ce cas, le mettre gratuitement dans une boite à livres, le donner, le prêter, ça ça me va. Mais quand on sait à quel point c'est galère financièrement dans l'autoédition (et l'édition classique), de voir qu'une personne va se faire 10/15 balles, pour parfois une chronique moyenne qui ne générera aucune vente (c'est quand mm un peu le but d'une chronique hein...), ça pique un peu de se dire que la personne à qui vous avez fait confiance se fera de la thune avec votre bien.

En haut à gauche, la couverture de la version rééditée, sur Vinted. Ces 2 exemplaires sont dédicacés et proviennent donc de SP. Il y en avait plus mais ils se sont vendus au fur et à mesure

Bien sûr je le précise, une majorité de chroniqueurs garde précieusement leurs SP dédicacés, seule un minorité que je trouve néanmoins grandissante abuse du système)(C'est un peu comme les AE qui publient leurs livres sans les corriger, qui en faisant ça salissent la réputation de l'autoédition, incluant ceux qui font de leur mieux pour produire un livre de qualité.

J'entends déjà souffler parmi le lectorat de cet article : "dans ce cas, à quoi beau faire des chroniques ? C'est comme de la pub, ça nécessite un peu d'investissement financier, non ? "

Certes. Sauf que contrairement à un SP broché, l'investissement pour un SP numérique est bien moindre (au delà des frais liés à la production même du livre, beta lecture, correction, illustration), ça ne coûte pas grand chose à envoyer. Zéro frais d'expédition, zéro achat, zéro stock à gérer. Vu qu'en plus, à titre personnel, la quasi totalité de mes SP se trouve déjà sur des plateformes de téléchargement illégales... C'est la raison pour laquelle à titre personnel, je n'envoie plus de SP broché.


Après, il y a plusieurs manières de voir les choses, par rapport à ce sujet.

- Si vous avez les moyens de vos prétentions (et qu'en gros vous pouvez mettre 10 balles dans chacun de vos SP), vous pouvez vous imprimer des exemplaires "épreuves" (toujours sur Amazon), avec des bandes "ne peut pas être vendu" partout sur la couverture. Ça tuera un peu le délire de la belle photo (oui parce que très souvent, c'est aussi pour faire une belle photo qu'on réclamera un broché), et pas dit que ça plaise au chroniqueur. Mais ce genre d'exemplaire est moins cher à réaliser (de moindre qualité également) et vous pourrez être sûr qu'il sera pas revendu derrière (mais pas dit qu'il le poste sur Instagram en retour).

- L'autre cas de figure consiste à en discuter avec la chroniqueuse avant l'échange du SP : "Qu'envisages-tu d'en faire après ? Comptes-tu le garder ou le mettre sur Vinted ?" Sur Instagram ça devient assez simple, très souvent il y a un lien vers le Vinted de la personne dans la bio. En général, ça donne un indice sur les ambitions de la personne.


Et je le répète ici, qu'on soit bien d'accord : si, vous êtes OK avec le principe (que potentiellement votre livre soit revendu d'occase derrière), et surtout que vous en avez les moyens, foncez, envoyez du SP broché, moi ça me dérange pas personnellement.

Par contre, si vous proposez un SP numérique à un chroniqueur qui dit clairement "accepte les numériques ET les brochés", et qu'en retour il vous réclame "le broché svp ? J'ai du mal à lire le numérique", vous pouvez lui dire de corriger ce détail dans son profil, et que ça fera gagner du temps à tout le monde. Ça mettra un froid, mais il y a quand même des personnes qui profitent un peu du système sur ce site, n'ayons pas peur de l'admettre.


  • 4) CONSEIL #4 : Une fois par mois, les compteurs sont remis à zéro pour les auteurs

Les compteurs ? Quels compteurs ? De quoi il parle et surtout, "de quoi ça s'agit ? "


- La possibilité de remettre 3 de vos SP en tête des listes des SP proposés sur le site.

C'est con mais ça permet d'obtenir direct de la visibilité sur les chroniqueurs qui regardent les SP disponibles sur le site, sans faire de filtres particuliers. Je pense que cette option n'est pas forcément super connue, et c'est la raison pour laquelle je la propose ici.


Dans un premier temps, allez sur "modifier votre SP", puis tout en bas de la page, vous trouverez cette option. Cochez-là, et enregistrer.

Et là miracle, ce SP est en tête de liste de tous les SP proposés par le site. Qui sait, peut-être qu'un chroniqueur sera séduit par le résumé et me contactera.

- Une fois par mois (le premier), votre compteur d'invitations se remet à jour

Tous les mois, le site vous propose d'envoyer 50 invitations. Sachant qu'un chroniqueur ne peut pas traiter plus de 5 SP en parallèle et qu'il ne peut plus recevoir d'invitation s'il a trop de retard sur un SP.

En invitant à traiter un SP au format numérique, le site m'indique qu'il me reste encore 10 invitations ce mois-ci. A noter qu'il est indiqué sur cette interface si un SP a déjà été envoyé ou non, ce qui évite de le renvoyer et donc d'être un peu désagréable ;)

Avec environ une réponse sur 5 (c'est la statistique que j'en ai tiré), 50 invitations d'envoyé c'est à peu près 10 réponses, positives ou non selon vos critères de sélection, selon votre message de présentation, selon la disponibilité de la personne. Car oui, j'imagine que vous avez probablement déjà fait une première recherche pour trouver les bons chroniqueurs. Mais n'oubliez pas qu'il y a régulièrement des nouvelles personnes à qui envoyer votre SP, des personnes qui ne pouvaient pas en recevoir car elles étaient en retard, des personnes qui ont mis à jour leur #, bref, c'est l'opportunité de faire de nouvelles rencontres. Alors une fois par mois, si on veut de nouveaux chroniqueurs, on spamme "intelligemment", en proposant le SP qui vous parait le plus en lien avec le profil, tout en proposant également ses autres SP (si vous en avez plusieurs).

Autre conseil : n'imposez pas de date butoir, c'est mettre la pression au chroniqueur qui fait sûrement d'autres choses dans la vie.


  • 5) CONSEIL #5 : Avez-vous jeté un coup d'oeil aux chroniqueurs qui ont indiqué qu'ils étaient "intéressés" par votre SP ?

Pour l'anecdote, c'est en découvrant ceci que j'ai eu l'idée d'écrire cette note. Une petite astuce qu'on oublie trop souvent : les chroniqueurs peuvent marquer qu'ils sont intéressés par votre SP, mais genre "pas de suite". Je n'ai pas créé de profil "chroniqueur", mais je suppose qu'en faisant ça, c'est un peu comme s'ils mettaient un "favori", sur lequel ils pourraient revenir un peu plus tard, quand leur liste de SP en cours serait réduite à néant (ce qui dans les faits arrivent rarement j'imagine...).



Dans ce cas, il est toujours possible de contacter ces chroniqueurs en leur demandant s'ils sont intéressés ou pas pour recevoir votre SP. À noter également qu'il est possible que vous trouviez dans cette liste, beaucoup de comptes fantômes (abandonnés ou n'ayant jamais publié quoi que ce soit), de comptes avec du retard (CF l'image du dessus), ou des comptes qui ne lisent que des SP Physiques (alors que vous ne proposez que du numérique). Rien ne vous empêche pour ces derniers comptes d'envoyer un petit message privé pour voir si exceptionnellement l'envoi d'un SP Numérique, hors SP est possible ou non.


  • 6) CONSEIL #6 : Une fois la chronique publiée, on remercie le chroniqueur, on le partage sur les RS (l'objectif pour lui est aussi de se faire connaitre), on évalue le travail... Et parfois on peut garder d'excellents contacts.

Cela peut paraître une remarque bateau, parfois on se laisse rattraper par le rythme de la vie, mais un "merci", un petit like, un partage, c'est pas grand chose par rapport au travail qui est fait.

Il m'est parfois arrivé d'oublier ce geste de politesse, et je suis revenu vers la chroniqueuse pour m'en excuser. Je lui ai proposé de m'infliger des coups de fouets pour me faire pardonner, mais elle ne m'a jamais répondu...(je vous laisse juge de la véracité de cette phrase).

Le retour que vous ferez sur le site simplementpro doit être en rapport avec ce que vous avez pensé de la chronique. N'oubliez pas que ce message, ça sera la vitrine du chroniqueur pour de futurs auteurs intéressés par son profil. Et en privé, si le courant passe, on n'hésite pas à indiquer au chroniqueur de jeter un coup d’œil à ses autres SP, pour le cas où il serait intéressé.

Dans certains cas, le courant passe, et le chroniqueur devient un chouchou, qu'on a envie de contacter en exclusivité quand un nouveau livre sort. En général, celui-ci sera toujours touché par ce geste, ce qui ne fera qu'augmenter la qualité de votre lien. C'est toujours agréable d'avoir des gens qui ont lu toute votre bibliographie, non ? Vous pourrez même le rajouter dans votre "liste de confiance" si vous le souhaitez.



Vous allez me dire : "Kézako la liste de confiance ? ". Eh bien, comme son nom l'indique, c'est une liste qui contiendra les chroniqueurs dits "de confiance", qui pourront alors piocher dans tous vos SP numériques, sans que vous ne validiez sa demande, celle-ci sera automatiquement acceptée. Attention cependant, le nombre de personnes est limité (je crois que c'est une dizaine), donc choisissez bien et n'hésitez pas à faire régulièrement le ménage dans les comptes désactivés. Dans ce même emplacement vous trouverez la liste noire (que j'utilise assez peu), où vous pourrez mettre les comptes dont vous n'avez pas envie d'entendre parler, qui seront automatiquement bloqués et qui ne pourront pas faire de requêtes sur vos SP.


  • Un petit bilan ?

À ce jour, depuis mon premier livre publié en 2017, j'ai 393 évaluations sur Amazon (sur 7 livres, dont un réédité), pour 195 chroniques (sachant que toutes n'ont pas été publiées sur Amazon), je dirais donc qu'au doigt mouillé, Simplementpro m'a permis d’obtenir entre 40 et 50% de mes évaluations. Est ce que ça a permis à mes livres de mieux se vendre ? Je dirais que oui... Mais, dieu seul sait.

En terme d'investissement pécuniaire, il y a bien sûr eu les SP physiques (qui ont bien plombé ma trésorerie et ce même si le bénéfice a peut-être été plus positif pour mes livres sur la paternité, que d'ailleurs on ne trouve pas sur Vinted). J'ai utilisé quelques fois la mise en avant proposée par le site (pour une certaine somme vous êtes affiché de manière aléatoire sur la page d'accueil des chroniques). Je reste sceptique sur le gain réel de cet investissement, même si c'est bien peu de chose par rapport à ce que ce site, qui est quand même totalement gratuit, m'a permis d'obtenir.

Beaucoup de positif donc (dès lors qu'on apprend à mieux sélectionner ses chroniqueurs), mais quelques ratés malgré tout : au delà des reventes sur Vinted, sur tous ces services presse, seulement deux SP physiques n'ont jamais été chroniqué (alors que je les avais envoyé). Dans un cas, la personne a tout bonnement désactivé son compte et a disparu des radars. Dans l'autre cas, la personne avait planifié avec un peu trop d'avance ses SP et a finalement décrété que "bon ben, finalement, j'arrête les SP, j'ai plus le temps pour ça, ma vie étudiante me prend plus de temps que prévu". Ça énerve ce genre de retours, mais avec le recul, il s'agit seulement de deux petits accidents de parcours (en plus des quelques ventes Vinted qui me restent toujours au travers de la gorge).

J'évoquerais bien cette anecdote avec l'influenceuse maman un peu célèbre, mais... C'était hors simplementpro et je risque de devenir désagréable donc, je vais éviter ;) (mais en quelques mots, une fois mon SP broché en main, elle n'a plus donné suite à mes messages pour organiser le concours qu'elle m'avait promis. "FAUTE DE TEMPS". Lol (ou pas).


Je conclurai en disant qu'à ce jour, malheureusement simplementpro n'évolue plus vraiment. Il y aurait pourtant de nombreuses améliorations à apporter (graphique, gestion améliorée de la messagerie, choisir entre epub ou pdf etc), mais c'est un site qui reste très pratique pour faire se rencontrer les auteurs et les chroniqueurs. D'un côté comme de l'autre, avec un paramétrage complet du profil, en sachant faire de bonne recherche et le tout en étant un tant soit peu professionnel et correct, il y a clairement moyen de gagner de nombreuses chroniques (et donc évaluation sur Amazon, Babelio etc) pour pas cher.


Voilà, j'espère que ce premier article en tant qu'auteur vous a plu (c'est chouette de l'avoir lu en entier, merci ^^) et qu'il vous permettra de mieux utiliser cet outil, pour faire de chouettes rencontres et pour obtenir de nombreuses chroniques (de qualité surtout). N'hésitez pas à commenter si vous avez des remarques, positives ou négatives (dès lors qu'elles sont argumentées et bienveillantes hein, pas de shitstorm ici, gardons ça pour Twitter). De même, si vous voyez des choses que j'aurais oublié, vous pouvez également me les remonter, je ferai peut-être une update de l'article en conséquence.









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