Quelques anecdotes autour de l'écriture de ce roman, ça vous dit ? (attention, ces extraits contiennent des spoilers)

Si vous êtes arrivés jusque là, j'en conclue que vous avez terminé la lecture de mon second roman, intitulé "Projet Mars Alpha" et que vous avez eu la curiosité de scanner le QR Code qui vous a amené jusqu'ici. J'espère sincèrement qu'il vous a plu (le roman hein, pas le QR Code...). Voici quelques secrets et anecdotes d'écriture qui j'espère, vous ferons découvrir un peu plus l'envers du décor. Une fois terminé, n'hésitez pas à aller jeter un coup d'oeil à mes autres livres, qui peut-être vous plairont...

 
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"Voulez-vous être les premiers colons sur Mars ? Oui ? Alors, inscrivez-vous au projet Mars Alpha, et si vous faites partie des meilleurs, peut-être qu’un jour, vous serez les premiers colons à fouler la planète rouge !"

"Projet Mars Alpha" de Pierre-Etienne Bram

 

La genèse du projet : Mars One.

22 avril 2013.

Depuis quelques mois, je suis sorti de la relation nocive que je raconte dans "l'interphone ne fonctionne toujours pas". Ma vie s'est stabilisée, je suis en couple (avec celle qui va devenir la mère de mes enfants), dans un boulot intéressant où je suis entouré de passionnés d'astronomie, dont un dénommé Mickaël (le prénom "Mike" lui fait référence).

Ce jour-là, au moment du repas, l'un d'entre nous évoque ce projet fou qu'on a lu dans la presse, le Projet Mars One. 

L'idée ? Partir sur Mars après une sélection internationale pour un aller simple, projet qui serait entièrement financé par la télé-réalité. On en discute longuement, évoquant toutes les difficultés techniques, mais une chose est sûre : j'ai le prochain pitch de mon roman, un journal intime qui relaterait toutes les questions qu'on pourrait se poser lorsqu'on se décide à participer à un événement dans ce genre.

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"Confidences en apesanteur"

C'était le tout premier nom que j'avais trouvé pour ce second roman. Claire (initialement Clara, le prénom de ma précédente ex copine), fait partie de ces 4 finalistes, et y raconte son quotidien.

Un premier jet est terminé aux alentours d'octobre 2015, allant jusqu'à l'amarsissage. Car oui, dans cette première version il n'y a rien de fictif, le voyage est bel et bien réel, et ce même si je n'ai pas vraiment d'idée de ce qu'il va se passer une fois arrivé sur Mars... L'intrigue initiale vient du lourd secret que porte Clara auprès d'elle : elle a assassiné Vélia pour partir à sa place. 

Pourquoi me diriez-vous ? L'écriture est un exutoire.

Si vous avez lu "l'interphone ne fonctionne toujours pas", vous comprendrez sans aucun doute la raison pourquoi cette personne, cette dénommé "Vélia la grande argentine" arrive parfois dans mes romans, elle a marqué mon passé et c'est ma manière à moi de faire la paix avec mon histoire. 

En terme d'intrigue, Pedro découvre ce secret, et tandis que l'ultime phase d'approche vers Mars commence, Clara se retrouve pleine de doute : va-t-il parler ? Les médias vont-ils le savoir ? 

... Les premiers mots de ce roman étaient alors "Il fallait que je parte. " Mais ça ne tenait pas debout. 

 

Travail du pitch, au bord de la plage.

Tandis que la promotion de mon premier roman "l'interphone ne fonctionne toujours pas", publié chez Rebelle Editions en 2017 me vampirise le peu de temps que j'ai, ce projet d'écriture reste en stand-by un petit moment. En fait, je me rends compte que quelque chose ne va pas, comme souvent lorsque l'écriture bloque.

Dans mon second jet que j'arrive ce coup-ci à terminer, il y a déjà l'histoire de l'arnaque et du simulateur d'apesanteur, mais au moment de l'amarsissage les sélectionnés sont emprisonnés et s'attendent à croupir dans leur prison... On se rapproche de la version finale. Mais Claire fini par s'échapper, aidée par un détective, qu'elle tue car il est le dernier à savoir que c'est elle qui a assassiné Vélia sa rivale.

L'histoire s'améliore, mais c'est pas encore ça.

Ma sœur, une grande lectrice (contrairement à moi qui lit trop peu) va me donner un coup de main magistral pour pitcher l'histoire telle que vous la connaissez. Le gros de l'affinage scénaristique aura lieu durant des coups de fil, mais le découpage final aura lieu sur la plage au mois d'août, un des rares moments qu'on pouvait passer ensemble.

Ce découpage en deux parties va perdurer dans le temps, la première alternant sélection et vie dans le vaisseau, la seconde autour de l'enquête, avec quelques flashbacks en fin d'histoire. Mon bébé est près, je le propose alors à Rebelle Edition.

 

Un refus qui m'ouvre les portes de l'auto-édition

C'est donc le 18 juillet 2018 que j'envoie une maquette bien aboutie de "Confidences en apesanteur" à mon éditrice, à qui j'avais parlé de mon projet d'écriture en cours, au précédent salon du livre de Paris en 2017 et qui avait l'air partante. 

Mais je tombe de haut lorsque 5 jours plus tard, elle m'explique que si elle adore la SF, ce n'est pas le cas des lecteurs de Rebelle. Je tique, car selon moi, mon livre est plus un thriller ou de l'anticipation qu'un livre de SF à proprement parler. A-t-elle vraiment lu le synopsis détaillé ? J'en doute. Mais au final peu importe.

Elle me donne alors sa bénédiction pour aller chez d'autres maisons d'éditions comme Voye'l ou Bragelonne. 

Je suis ses recommandations et envoie mon manuscrit à une vingtaine de maison d'édition. Ayant désormais une petite connaissance de comment fonctionne le monde de l'édition, je vise uniquement les ME dont les livres brochés se trouvent dans les bacs de la FNAC (ce qui limite pas mal la donne), ce qui n'est pas le cas pour la plupart des livres de chez Rebelle (qui ne vend à mon grand regret pas beaucoup de mon premier roman).


Mon bébé a pour l'occasion été renommé "Projet Mars Alpha"


Et puis une fois les manuscrits envoyés, j'attends. J'attends, encore et toujours. 

Durant le mois de novembre 2018, pour patienter, je participe au "NaNoWriMo", un genre de concours où les écrivains du monde entier se serrent les coudes pour écrire 50 000 mots sur une période d'un mois. C'est sur cette période que "Deux degrés et demi" est né. Je m'en occuperai après.


Les mois passent, et les rares retours que j'ai sur "Projet Mars Alpha" sont toujours négatifs, et jamais détaillés à mon grand dam.

Et puis j'entends parler d'une auteure, fraîchement arrivée sur le marché de l'autoédition, qui est en train de bouleverser pas mal de code : elle s'appelle Jupiter Phaeton. Elle va devenir ma marraine spirituelle.

 

Un bête accident de cheville, à la base de tout.

Cette auteure, incroyablement talentueuse avec laquelle je sympathise rapidement (car je suis comme elle un Haut Potentiel Hyper sensible) et échange de nombreux e-mails va m'expliquer pourquoi l'autoedition ce n'est pas forcément "réservé aux losers dont les ME n'ont pas voulu" comme j'en étais persuadé.


Je reste sceptique, tout en étant épaté du nombre de ventes astronomique qu'elle fait mensuellement. Il faut dire qu'en sortant un livre par mois, ça permet aussi d'alimenter les bibliothèques de ses fans, chaque jour plus nombreux. 

Tandis que l'année 2019 commence, au niveau du taf cela signifie aussi pour moi le début d'un nouveau projet professionnel : nouvelle équipe, nouvel ambiance, nouveau programme à réaliser. Et malheureusement, ça ne colle pas du tout. Après à peine un mois de job, je me fais gentiment remercier. Hasard ou destin ?


Tandis que je suis en intercontrat à attendre ma prochaine mission, je me fracture la cheville durant un entrainement de volley, comme si le corps, sous le poids de l'esprit (et de cette insupportable impression de d'échec personnel) avait lâché. 


Je rebondis (enfin... en boitant) et prend ça comme un signe : j'ai enfin du temps pour franchir le cap, et je décide enfin de m'autoéditer. 

Et comme il fallait s'y attendre, j'ai fait un grand nombre d'erreurs ! ;) à commencer par la couverture, comme vous pouvez le constater...

 
 

Des erreurs certes, mais un bon accueil de la critique

S'il y a bien une chose à laquelle j'avais fait attention au moment de m'autoéditer, c'était de faire en sorte que mon texte soit impeccable. Anne-Sophie Bord, qui avait déjà corrigé le tome 1 de "l'interphone" (alors publié chez Rebelle) a fait un excellent boulot, me permettant d'offrir un bouquin sans faute. Enfin sans trop de faute on va dire. 

Il m'a fallu plusieurs coups d'essai pour fournir un texte de qualité, tant au niveau de la couverture pour le livre broché que pour le numérique. Mais au final, il a assez bien marché.

Bon, pas assez pour percer (et m'attacher une maison aux bahamas car je pourrais en vivre...) et être approché par une grosse maison d'édition intéressée pour le rééditer ou un producteur d'Hollywood, mais assez pour être contacté par Amazon pour qu'ils le rajoutent à leur formule "Prime Reading". 

Encore aujourd'hui, en mai 2021, c'est sans doute l'un des livres que mes lecteurs ont préféré. Une histoire forte, une intrigue intéressante avec des sujets qui parlent à tout le monde : la conquête spatiale et le voyeurisme de la télé-réalité. De quoi plaire aux fans de SF, mais aussi aux fans de Polar.

Cette expérience dans l'autoedition m'aura été suffisamment bénéfique, pour que mes livres suivants soient publiés de manière similaire, en évitant progressivement les coquilles de l'auteur autoédité débutant.

 

Un simulateur d'apesanteur ?

Je savais qu'il existait les vols zéro gravité pour simuler l'apesanteur, mais j'étais persuadé qu'il était possible de la simuler autrement. En effet j'avais lu un article au moment de la sortie du film "Inception", qui expliquait que pour les scènes dans l'hôtel, ils avaient fait un genre de simulateur d'apesanteur... Comprenez en réalité une scène qui peut changer d'inclinaison... Et non ce à quoi je pensais. 

Mais en me renseignant j'ai également vu que les nazis avaient essayé de fabriquer quelque chose dans ce genre, en vain. Enfin tout ça pour dire que ça reste "un truc de méchant"... 

 

Et le projet Mars One dans tout ça ?

Comme chacun de mes livres, je me suis énormément document au moment de l'écriture de celui-ci, afin qu'il soit le plus précis possible.

Donc bien évidemment j'ai suivi le processus de candidature du projet Mars One, et me suis intéressé aux personnes qui étaient pressentis pour faire partie des 4 finalistes. 

Mais rapidement, il a été démontré que ce projet n'était pas réaliste, tant financièrement que techniquement. En réalité, ça ressemblait surtout à un monstrueux coup de comm, où seuls les participants les plus actifs au niveau du parrainage des produits de merchandising étaient les plus pressentis pour devenir finalistes... Et que dire du budget ? Pour la réalisation d'un tel projet la NASA mise actuellement sur 100 fois plus de fonds, et de nombreuses problématiques techniques restent à élucider. Mais Elon Musk va sûrement faire bouger les choses... J'espère de tout cœur voir le premier amarsissage de mon vivant. 

Le 5 février 2019, la société est mise en redressement puis en liquidation le 5 mars. Pauvre petit ange parti trop tôt...

De mon côté, j'ai envoyé mon livre à Thomas Pesquet en espérant qu'il le lise (où l'emporte dans l'ISS) mais, il ne l'a jamais reçu, la faute à une mauvaise adresse postale... Tant pis !

 

Et pour Projet Mars Alpha, quel avenir ?

En 2021, ce livre sera porté dans la langue de Shakespeare et tentera de vivre sur le marché anglophone d'Amazon. En tant que lecteur francophone, vous ne le verrez sans doute pas (du coup j'imagine que ça vous fait une belle jambe ^^).

Sachez néanmoins que le coût est faramineux on ne va pas se mentir (en général pour un livre avec ce nombre de caractères, on est autour d'un budget de 5000€, à 3€ de gains moyen par livre, je vous laisse imaginer le nombre de ventes à réaliser pour amortir les frais), mais ça reste hyper excitant comme expérience. 


Je reste cependant conscient qu'il y a peu de chances pour qu'il marche (ne serait-ce car dans ces pays il n'y a pas le système de chroniques qu'on a en France qui permet de pas mal faire parler de lui surtout au début) mais je me dis que dans un pays (les USA) où plus de 60% lit sur tablette, il y a peut-être un coup à jouer.

Et si ça ne marche pas, alors je pourrais dire sans regret (mais un peu plus pauvre) que j'ai tenté le coup. C'est comme ça, c'est la vie. Qui ne tente rien n'a rien.

Voilà, j'espère que ces petites anecdotes vous auront plu. Merci d'avoir lu jusqu'au bout ! Maintenant que vous êtes sur mon site, n'hésitez pas à jeter un coup d’œil à mes autres ouvrages, qui sait, peut-être qu'un autre vous plaira ?

En attendant, je vous dis à très bientôt je l'espère, dans un de mes livres, ou à un salon durant une dédicace, qui sait de quoi demain sera fait... 

 

Ah et si vous ne l'avez pas encore fait...

Je compte sur vous pour mettre un petit commentaire pour écrire que vous avez bien aimé mon livre ? 

Soit sur Amazon, soit sur la Fnac soit sur Babelio, je vous en serai éternellement reconnaissant. 

Enfin, si ce livre vous a plu et que vous souhaitez être tenu au courant de mes prochaines publications, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter pour être informé en exclusivité !

 

Et si vous ne l'aviez pas encore vu, voici la bande annonce de "Projet Mars Alpha".